Trauma
Evénement qui s'est passé mais n'aurait pas dû se passer : trauma en plein, trop d'un coup (viol, agression, accident...)
C'est aussi ce qui ne s'est pas passé et aurait dû se passer : trauma en creux, pas assez pendant trop longtemps, rien pendant trop longtemps (négligence, délaissement...)
Trauma simple : Un événement unique, soudain, imprévisible, intense, hors normes, qui dépasse nos capacités physiques, psychologiques, cognitives de compréhension, de sens, d'intégration dans la mémoire comme souvenir : viol, agression physique, sexuelle, accident, maladie, catastrophes naturelles... déclenchant une perception de menace à notre intégrité physique et/ou psychique, une réaction de survie, automatique, instinctive. Le corps s'en souvient mais pas forcément la mémoire consciente, ouvrant la porte à de nombreux symptômes psychiques et physiques, donc psychosomatiques.
Trauma complexes : traumas relationnels répétitifs : maltraitance physique, psychique, verbale, agressions sexuelles, inceste, négligences, délaissement parental, expositions aux violences conjugales, à des scènes sexuelles...
Trauma relationnel précoce : lorsque les capacités de régulation émotionnelle d'un enfant ne peuvent plus faire face à un afflux de stimulations désorganisatrices (trop de lumière, trop de bruit, trop de cris, trop de coups, trop, trop d'abus sexuels, trop importants en quantité et en qualité, imprévisibles, incompréhensibles, effrayants, douloureux, prématurément érogène). Il y a toujours transgression de la loi humaine par un adulte.
Traumatismes = Conséquences du ou des trauma : état de stress post-traumatique : état physiologique de stress entretenu par notre système nerveux qui maintient une alerte alors même que le danger est passé. Cet état d'alerte prolongé est indifférent au temps, c'est un passé toujours présent car le détecteur de danger n'est pas désactivé. Il associe des symptômes anxieux et des perturbations de la mémoire, des symptômes de reviviscence du souvenir traumatique, impliquant souvent une menace vitale.
Il entraîne une souffrance significative et une altération du fonctionnement social, professionnel et affectif et des symptômes comme :
- hypervigilance qui dure
- sursaut exagéré
- troubles du sommeil (endormissement difficile, insomnie)
- évitement de tout ce qui rappelle le trauma (pseudo phobie)
- perte d’intérêt, détachement
- démotivation
- le monde, l’avenir deviennent lointains, irréels et ternes « bouché »
- désinvestissement professionnel
- aboulie
- sentiment d’être incompris, mal aimé, non soutenu
- régression infantile/dépendance à autrui
- incapacité à donner de l’affection
- monde devenu hostile
- insatisfaction, amertume, irritabilité
- repli sur soi-même
- sentiment profond d’avoir changé
- changement de comportement (addictions, toxiques, conduites à risque,
troubles du comportement alimentaire)
- changement de caractère (irritabilité, agressivité)
- changement de personnalité (anti-social, borderline)
- comportement d’évitement
- mise en danger, remise en acte
- troubles cognitifs de la concentration, de la mémoire, de l’attention
- troubles fonctionnels
- maladies psychosomatiques
- crises de spasmophilie, tétanie