IFS

Crée par Richard Schwartz (thérapeute familial) qui a commencé à prendre en compte ce que ses patients lui rapportaient spontanément de leur expérience de leur monde intérieur. Ils lui décrivaient ce qu’ils appelaient des « parties » d’eux, des sous-personnalités souvent en conflit les unes avec les autres, un monde intérieur multiple : le soi ( chef d'orchestre) et ses parties (les musiciens) ou le soi (soleil intérieur) et ses parties (les nuages).
Nous sommes constitués d'un self, un soi et de notre personnalité, le moi
Notre personnalité est faite de multiples parts qui entrent en conflit les unes avec les autres, se protègent mutuellement, s'allient ou rivalisent. Le self est comme un soleil caché par nos parts qui sont des nuages, parfois les nuages passent, parfois ils fabriquent de l'orage, parfois ils se figent. Ces parties sont des constructions (qui deviennent des croyances de qui nous sommes) venant de notre éducation et nous conditionnent à être qui nous sommes aujourd'hui, à adopter certaines règles d'interaction dans notre foyer à un âge très précoce sans même en être conscients.
Elles jouent leur rôle mais souvent elles sont chargées d'émotions, de sensations et de croyances, du fait des événements de leur vie. Elles jouent un rôle de protecteur ou de pompier qui va éteindre le feu émotionnel mais en inondant, en créant des troubles, ce qui nous empêche d'accéder à notre self et de trouver des façons plus adéquates de nous protéger. Le self est est toujours curieux, clair, créatif, bienveillant, courageux, compatissant, confiant, il nous permet de vivre normalement, même avec des hauts et des bas.
Quand nous sommes mal, les parts prennent le devant de la scène et nous conduisent à faire des choses que nous ne voulons pas forcément : se goinfrer de nourriture, déprimer, être hyperactif, se scarifier, se faire souffrir, s'alcooliser, se rendre dépendant du sexe, du jeu... 
Ces compensations sont dûes aux parts protectrices qui cherchent à nous protéger, nous préserver de la souffrance des exilés (parties blessées, souvent lors de l'enfance ou l'adolescence qui conservent émotions, souvenirs, sensations liés à des expériences pénibles et douloureuses).
Les parts, une fois libérées de leur rôle de protecteur forcé, notre self peut retrouver ses propres talents et intérêts, ses ressources intérieures précieuses qui ont été déformées par des circonstances de vie difficile. Ainsi nous sommes prisonniers de représentations négatives et pessimistes de la société qui condamne ces conduites addictives et/ou agressives, dépressives, auto destructrices, dépendantes, et nous éprouvons honte et culpabilité pour ces comportements que nous qualifions de mauvais, et même pathologiques.
Or ces comportements sont des boucliers de survie et nous permettent de tenir le coup; ils ne sont aucunement pathologiques, mais normaux consécutifs à des situations anormales de violences sexuelles, psychologiques, physiques... ces circonstances de danger extrême ont forcé nos parts intérieures à adopter des rôles extrêmes et parfois même destructeurs, mais toujours pour nous protéger même si nous l'ignorons. 
Le traumatisme constitue assurément un de ces facteurs comme les agressions sexuelles, la maltraitance, le deuil soudain, la négligence... en tant que victime ou témoin ou acteur. Et ce sont aussi les valeurs véhiculées au sein de la famille, des injonctions, des jugements, de l'absence de communication ainsi que les modalités relationnelles dans la famille d’origine qui génèrent des conflits intra psychiques qui s’aggravent au cours de la vie et perturbent les autres relations, sociales, intimes, professionnelles.
La thérapie IFS consiste à accueillir nos parties, nos nuages, afin de réparer le lien avec notre intériorité. Ces parties sont à prendre comme des amis qui viennent à la rescousse pleines de bonnes intentions, les bras chargés de solutions qui, certes font des dégâts, mais toujours avec l'intention de nous protéger.
Notre self est alors plus accessible, notre soleil intérieur plus lumineux, ce qui nous permet d'avoir plus d'espace de conscience et de moins croire à notre identité déterminée, figée, car collée à ses parts, de redevenir plus souple, plus libre.